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Soulevés par de puissantes vagues

Chaque semaine, des enfants vivant avec un handicap mental ou physique plongent fièrement dans la piscine, sous l’œil vigilant d’étudiants bénévoles de McGill qui leur donnent des leçons de natation.

« Nous souhaitions éliminer les obstacles qui empêchent les jeunes ayant des besoins particuliers d’apprendre à nager », explique Matthew Morantz, étudiant à McGill et président de l’organisme sans but lucratif Making Waves, créé en 2005.

L’appui d’un instructeur privé est souvent indispensable dans l’apprentissage des enfants présentant des besoins particuliers mais peu de parents ont les moyens d’y avoir recours. Au Canada, 26 pour cent de ces jeunes vivent dans des familles à faible revenu. À Montréal, une série de neuf leçons privées coûte environ 350 $. Making Waves offre la même chose pour  la modique somme de 20 $.

Making Waves propose des leçons de natation à des enfants de milieux défavorisés et atteints de déficiences physiques ou de retards de développement. Pour y prendre part, les enfants ne sont pas tenus d’avoir pris de leçons de natation, et même les jeunes ayant peur de l’eau sont admis. La formation personnalisée permet à ces derniers de développer leurs habiletés en toute confiance.

« Au départ, certains enfants n’osent même pas s’approcher de la piscine. Mais une fois la formation terminée, ce sont généralement ces mêmes jeunes que l’on a peine à retenir tellement ils sont enthousiastes. C’est extrêmement gratifiant de sentir que l’on a joué un rôle dans leur cheminement », indique Matthew Morantz.  

En plus de rehausser la fierté des participants, Making Waves leur donne l’occasion d’acquérir des habiletés qui leur seront utiles toute leur vie. « Les statistiques parlent d’elles-mêmes : dans une proportion élevée de noyades, les victimes sont des enfants souffrant d’un handicap. Il est essentiel que ces jeunes apprennent les règles de prudence élémentaire et les mouvements de natation de base », souligne Matthew Morantz.

Les enfants ne sont pas les seuls à sortir grandis de l’expérience. À l’issue de ce programme, les formateurs bénévoles tirent à leur tour d’importantes leçons. Non seulement suivent-ils une formation rigoureuse, ils nouent aussi des liens durables avec leurs élèves. « Nous donnons à ces étudiants l’occasion de déployer la pleine mesure de leur potentiel. En contribuant à assurer, à long terme, le bien-être de ces enfants, les bénévoles aident à bâtir une société meilleure », indique Matthew Morantz.

La formule a littéralement fait des vagues, remportant notamment un prix en 2009 dans le cadre du concours provincial Forces AVENIR sur l’engagement communautaire. Au cours de la première année d’existence du programme, cinq enfants ont appris à nager. À l’automne 2010, l’organisme comptait 50 participants alors qu’en janvier 2011, il pourra en accueillir 75, grâce à une campagne de financement effectuée sur le campus. Le modèle inspirant a mené à la création de six autres programmes au Canada et d’autres prennent forme ailleurs dans le monde, notamment au Liban et à l’île Maurice.

À l’instar des autres bénévoles, Matthew Morantz ne compte pas les heures qu’il consacre à Making Waves. « C’est fabuleux de constater que l’on peut jouer un rôle aussi favorable dans la vie d’un enfant », conclut-il.

Deux sessions Making Waves sont offertes au cours de l’année, soit de septembre à décembre et de janvier à avril. Pour obtenir de plus amples renseignements au sujet de l’inscription d’un enfant âgé de 3 à 15 ans, veuillez consulter le lien suivant : www.makingwavesmontreal.org.

La Porte jaune, organisme unique de Milton-Parc étroitement lié à McGill, aide les gens âgés à rester actifs dans la communauté.
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