Quick Links

Juriste, moi?

L’idée a commencé à germer en 2006 alors que la Faculté de droit faisait face à deux défis. « Bien peu d’élèves issus de milieux défavorisés ou de minorités visibles se pressaient dans nos rangs. Parallèlement à ce constat, les étudiants de la Faculté de droit exprimaient leur souhait de partager leurs connaissances juridiques avec des plus jeunes », raconte Me Ali Martin-Mayer, vice-doyenne responsable des admissions et du recrutement.

La Faculté de droit et la vice-doyenne d’alors, Charmaine Lyn, décidèrent de faire d’une pierre deux coups en déployant une solution consistant  à proposer aux élèves du secondaire des ateliers d’éveil au droit dirigés par des étudiants et tenus au sein de communautés sous-représentées au niveau postsecondaire.

Le programme communautaire de sensibilisation au niveau secondaire a été mis en place il y a quatre ans. En 2010, une quarantaine d’étudiants en droit ont visité des classes d’écoles secondaires – retournant à plusieurs reprises dans l’année dans les mêmes classes – pour y parler de droits, de responsabilités, de respect des lois et de justice sociale.

« Les participants sont sensibilisés au droit dans son sens le plus large – pas seulement celui qui se pratique en tribunal, mais aussi celui qui touche le quotidien des gens, comme les programmes de protection d’enfants-soldats », explique Vincent Mayer, enseignant de 3e secondaire à l’École Pierre-Dupuy et répondant du programme dans cet établissement. Ils ont également constaté qu’un avocat peut œuvrer dans des domaines très différents : les grands cabinets, certes, mais aussi le milieu communautaire. »

Le succès du programme est en partie attribuable à la relation qui se créé entre les participants et les bénévoles mcgillois, ces derniers n’étant pas tellement plus âgés que les élèves qu’ils rencontrent.  

« Nous parvenons à établir un solide lien avec eux. Ils comprennent que nous sommes étudiants, tout comme eux, et non des professionnels payés pour leur enseigner », relate Ryan Schwartz, qui participe au programme depuis trois ans et en assure cette année la coordination à l’École Pierre-Dupuy, l’un des cinq établissements participants.

« L’objectif est de faire comprendre au jeune qu’il peut avoir sa place dans un tel environnement, voire devenir un jour juriste. Pour un jeune qui n’a peut-être jamais envisagé de poursuivre des études au-delà de l’âge obligatoire, l’expérience peut en effet être révélatrice », ajoute Ryan Schwartz.

« Ce qui me fait vraiment plaisir, c’est de voir un adolescent qui, à la première rencontre, ose à peine poser des questions et me dit qu’il n’est pas assez ‘ceci ‘ou ‘cela’ pour devenir avocat. Après quelques visites, il me demande comment on fait pour s’inscrire… Dans ses yeux, on voit que l’idée a germé et porté ses fruits. »

Plus que jamais, le Département de langue et littérature françaises de McGill contribue à façonner le paysage littéraire québécois.
Téléchargez le rapport
L’Université McGill génère de vastes retombées économiques pour le Québec.